Départ pour le pays Dogon prévu après Tabaski avec Xavier-le-roots-qui-veut-s'installer-au-Sénégal...C'est toujours plus sympa de voyager à plusieurs.
Mercredi 10 décembre 2008 : c'est à 5h30 du matin que difficilement j'émerge d'une courte nuit. Encore un peu embrumés mais le sourire est présent malgré la nuit noire. Première étape : Sévaré à environ 10 heures de bus, quand tout va bien. Dans l'ambiance particulière de la gare routière nous patientons jusqu'à 8h45 pour un départ initialement prévu à 6h30...^^
Mercredi 10 décembre 2008 : c'est à 5h30 du matin que difficilement j'émerge d'une courte nuit. Encore un peu embrumés mais le sourire est présent malgré la nuit noire. Première étape : Sévaré à environ 10 heures de bus, quand tout va bien. Dans l'ambiance particulière de la gare routière nous patientons jusqu'à 8h45 pour un départ initialement prévu à 6h30...^^
la route passe, la pause se fait attendre, Xavier-le-roots-qui-veut-s'installer-au-Sénégal commence à s'impatienter. C'est à Ségou que se fera le premier arrêt...très rapide, trop, pas le temps de dire ouf ou de se dégourdir les jambes...c'est déjà le moment de retourner dans la chaleur moite du bus.
la route reprend et le bus file sur l'unique route goudronnée qui traverse les plaines arides d'un rouge chaud, parsemées ça et là d'arbres qui semblent parfois complètement abattus par la chaleur. Pas de maison, pas de village à l'horizon, le bus dépasse de temps en temps une charrette tirée par un âne et je me demande à chaque fois combien de temps lui faudra t'il encore pour arriver à destination. Nous traversons des petits villages qui semblent vivre en autarcie, tellement loin de la ville. Et à chaque fois, les mêmes questions me reviennent...pourquoi comment ma vie, notre vie d'européens a t'elle pu tant évoluer et en laisser autant au bord de la route ? pourquoi l'Homme a t'il toujours chercher à tout maitriser, tout contrôler et essayer de tout faire évoluer à sa manière ? Pourquoi moi je suis née là-bas et eux ici ? Et c'est toujours le même constat, ces gens semblent tellement heureux...pourquoi est il toujours aussi simple de tout compliquer ?
je quitte mes réflexions et écrasée par la chaleur du bus, je m'endors et quand je me réveille, j'aperçois des gens assis dans la rangée le cul sur des bidons...et là, gros dilemme...je me lève pour laisser ma place à quelqu'un ? c'est une question que je laisserai sans réponse...à vous de voir...^^
la nuit tombe et l'arrivée commence à se faire sentir...les jambes fourmillent, "l'ambiance olfactive" du bus commence à être chargée ^^.
C'est vers 18h que nous descendons, un peu fourbus par les 10 heures de bus, et nous sommes récupérés par Modibo de la case à voyages. L'accueil est toujours le même, chaleureux et très agréable. L'installation se fait rapidement. Et c'est l'heure de la douche à la malienne...une petite case sans porte et sans toit, dont les murs m'arrivent aux épaules afin de témoigner de ma présence...c'est donc dans la nuit noire que je prends ma première douche à ciel ouvert en essayant de ne pas trop faire attention aux petites bêtes à pattes attirées par le trou qui sert de toilette^^.
Petit tour rapide dans les rues de Sévaré après le repas, nous tombons sur une fête de mariage dan la rue où tous les gens sont en cercle et les femmes et les enfants dansent au milieu. chacun danse à son rythme mais cela rend l'ensemble particulièrement harmonieux et festif.
Un peu usés par la route, on décide de rentrer et de profiter un peu de notre journée du lendemain pour aller voir la ville de Mopti à quelque kilomètres de là, avant de repartir pour notre prochaine étape le soir.
Jeudi 11 décembre : réveil tardif, loin du bruit de Bamako, et nous profitons de la matinée pour prendre notre petit déj au soleil pendant que les femmes de la famille travaillent déjà activement.
nous prenons la route pour Mopti vers midi aussi appelée la Venise Malienne...et pour cause, après un passage rapide vers la mosquée et dans les rues autour, nous nous dirigeons vers le port où des marchands de tissu et calebasses cohabitent avec des pirogues ou encore des pinasses qui t'emménent à Tombouctou pour une durée de trous jours et trois nuits. J'ai beaucoup aimé cette promenade le long de ce port, entre les pirogues, les femmes lavent le linge ou les hommes lavent leur voiture à même le fleuve...(c'est partout pareil^^).
après un petit tour dans les rues à la rencontre des enfants, il est temps pour nous de rentrer récupérer nos affaires car d'autres choses nous attendent...
(bon, c'est un peu flou et surexposé un max mais j'aime beaucoup cette suite...)
Retour à Sévaré dans un taxi-brousse plein à craquer comme toujours...^^
le temps de récupérer, le temps de dire au revoir à Modibo et la famille, nous repartons vers un mini-bus qui nous emmènera à Bandiagara, notre prochaine ville-étape...le départ se fait attendre, c'est habituel...c'est sur une banquette prévue pour trois mais où nous sommes quatre que nous prenons la route vers Bandia, à la nuit tombante et je tombe de sommeil sur l'épaule de Xavier qui supportera ma tête jusqu'à l'arrivée !
vendredi 12 décembre : réveil matinal...douche matinale rime avec douche minimale
c'est à 7 heures précises que Saïdou, notre guide rencontré dans un bar la veille, arrive pour prendre le petit déjeuner...c'est parti pour trois jours et deux nuits en immersion totale dans le pays Dogon. Nous sommes emmenés par un camion brousse dans le premier village que nous allons visiter appelé Djiguibombo...à environ 40 kilomètres de Bandiagara par une route creusée de nid de poule et la vitesse du camion n'excéde pas les 20 kilomètres/heure.
Nous passons les portes de ce premier village Dogon et l'ambiance très particulière de cet endroit m'envahit, je suis un peu étourdie et peu attentive aux explications de Saïdou...les enfants réclament des bonbons ou un bic, d'autres me prennent juste la main pour marcher un peu. les habitants du village sont parfois très réfractaires aux photos et réclament souvent de l'argent ou de la cola (que nous avions prévue la veille). Je suis impressionnée par cette vie, qui semble bien loin de l'agitation de la ville. les villageois comprennent à peine le français et pourtant les femmes viennent régulièrement te serrer la main pour te souhaiter une longue vie et de la joie pour toute la famille...
quelques photos de ce premier village...il faut s'imaginer des petites rues, tortueuses, entourées de ces petites maisons appelées des greniers qui servent à entreposer les réserves de céréales, de mil...
Nous quittons ensuite ce village, et nous prenons une longue route Dogon, vers les falaises du pays Dogon, d'où nous apercevrons un paysage à en couper le souffle. De longues plaines s'étendent sous mes yeux et ce jusquèau Burkina et un sentiment de calme et d'apaisement m'envahit. J'ai l'impression d'être minuscule et seule au monde face à l'immensité de ce paysage. Régulièrement l'image du roi lion me revient en tête et c'est sous une chaleur déjà très lourde que nous nous engageons sur ces falaises vers les plaines du pays Dogon.
la petite toubabou que je suis, inconsciente et tête en l'air, se mordra assez rapidement les doigts d'avoir oublié son chapeau...c'est dans la descente de cette falaise, où je dois redoubler d'attention pour voir où je marche (ce que j'ai peu l'habitude de faire...certains peuvent témoigner^^ ), que je frise l'insolation pendant que Xavier-le-roots-qui-veut-s'installer-au-Sénégal tente, dans des conditions d'hygiène douteuses, de protéger son ongle d'orteil qu'il vient de se retourner...bravo l'équipe ! ^^
la descente se fait tout doucement, Xavier, clopin-clopant et moi qui suis complètement désydratée...
nous quittons la falaise pour une longue marche dans la plaine, sous le soleil qui cogne et le sac à dos qui semble être rempli de pierres...Saïdou, lui, semble particulièrement à l'aise dans ce décor qui lui est familier...
(fini le blabla, juste les images...)
Teli :

5 commentaires:
et voilà la petite aminata de retour dans la capitale du mali !
bises, j'attends d'autres photos !
et puis j'aime bcp les quatre photos n et b à la file !
Coucou,
J'ai tout lu !!! certes un petit exploit pour moi qui lit souvent en travers des lignes, mais surtout, je pense, un récit vraiment génial, et un style auquel j'adhère parfaitement.
J'ai hâte de connaitre tes 1eres impressions du Pays Dogon, et de voir tes prochaines photos.
Allez, fais nous rever encore un peu...
signé : un toubabou resté sur le bord de la route
Bonjour ma jolie
c'est par hasard que j'ai trouvé ton blog. Un vrai régal en toute simplicité.
Je choisis de laisser ce message associé à ta semaine en pays Dogon pour cette piste ocre que j'imagine chaude et poussiéreuse, ...à Mada quand tu nous tiens!!!
Je suis bien fière de toi ma Luciole, et j'exige (!!!) que tu le sois également!!
Absolument génial et dépaysement maxi garanti. C'est super, continue !!!
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