petit retour en arrière pour raconter depuis l'arrivée :
dimanche 30 novembre : je suis partie avec Lucile, une des élèves infirmières à la maison des jeunes où elles avaient déjà fait connaissance avec des gars maliens. nous avons passé la journée avec Mamadou et Karim qui fait partie d'un groupe de percussions. Mamadou m'a appris à faire le thé qui se fait d'une façon bien particulière ici et qui doit se partager avec toutes les personnes autour de toi, même si tu ne les connais pas. le dimanche à Bamako, c'est en effet le jour de mariage...c'est assez drôle, ici tu peux aller au mariage des gens comme ça, sans invitation, même sans connaitre les mariés. Mamadou et Karim nous ont donc emmenées à un mariage traditionnel, où un "orchestre" vient jouer des percussions et les mamas dansent au milieu. mais ici, tout se fait à l'extérieur. quand une mama passe son boubou autour de toi, c'est pour t'inviter à danser. C'était un peu gênant de se retrouver, seule toubabou au mileu de toutes ces mamas qui se déhanchent beaucoup. Qu'est ce qu'on peut être coincé quand on danse, nous ^^ ! Ce qui est assez extraordinaire, c'est que les gens t'offrent à manger sans même te connaitre.
Ensuite, nous sommes repartis en moto pour nous ballader tranquillement un peu plus loin du centre ville, de sa pollution et de son bruit et nous nous sommes posés au pied des arbres du parc du musée national.
samedi 29 novembre :
premier week-end à Bamako.
Levée tôt, pas encore habituée au bruit du quartier...à peine fini le petit dêjeuner, que les petits voisins nous rendent visite et nous dansons de bon matin sur de la musique malienne dans la cour. c'est le moment de prendre les premières photos. Vers 13 heures, nous sommes partis vers le fleuve Niger pour nous ballader et pour y tremper nos pieds. J'ai beaucoup aimé cet endroit. Nous l'avons traversé via un pont qui est sous l'eau lors de la saison des pluies. C'est fourbu que nous sommes revenus à la maison et les premières couleurs ont apparu.
vendredi 28 novembre : deuxième journée à la pouponnière. j'ai du mal à retenir les visages et les prénoms, n'en parlons pas. je suis réquisitionnée par une des infirmières pour emmener des petits se faire vacciner. la façon de transporter les petits est assez étrange. ici, pas de maxi-cosi. juste une sorte de partner dont l'arrière est vide et où l'on pose des matelas pour y allonger les enfants...nous arrivons au centre de vaccination et commence des allers et retours entre la voiture et l'établissement qui me donnaient l'impression de faire du trafic d'enfants. ils sont tous allongés dans une pièce quasiment ouverte sur la rue et où les gens y rentrer et y sortent comme dans un moulin. y passent tout Polio, BCG, tuberculose...en ramenant les petits, j'essaye d'apaiser les pleurs qui reprendront dès lors qu'ils seront allongés dans le véhicule. C'est en sueur et déjà fatiguée que je quitte la pouponnière pour rentrer à la maison en fin d'après-midi.
jeudi 27 novembre : première journée à la pouponnière. je suis arrivée à 9 heures. on m'a fait monter dans les locaux pour y rencontrer Néné. C'était l'heure de la consulation donc il fallait tous les déshabiller, les poser sur un grand drap en attendant d'être pesé et d'être ausculté par un médedin. les installations sont assez sommaires et le matériel quasi-inexistant. les nounous font avec les moyens du bord. et ça peut parfois choquer de voir la façon dont les portent et manipulent les petits. mes premiers gestes sont gauches et maladroits, les nounous rhabillent trois petits pendant que moi un seul. et il faut faire attention à ne pas se salir car ils ne portent pas de couche...mais c'est le cadet de mes soucis. je reste là avec les nounous pour essayer de gérer les pleurs des petits un peu secoués par la consultation et vers midi je redescends en espèrant y croiser Néné, qui est à ce moment là en réunion...vers 13h, on arrive à se croiser et à se parler. Elle m'explique le fonctionnement de la pouponnière et m'explique que je peux venir travailler quand je veux pour aider les nounous. Soucieuse de ne pas faire n'importe quoi et arriver à n'importe quelle heure de la journée pour respecter les nounous et leur travail, je décide d'avoir des horaires fixes (8h/15h). Néné me conduit donc chez le directeur adjoint qui me fait visiter les lieux. rez-de-chaussée : les plus grands et les enfants handicapés, au premier les nourrissons et au deuxième les âges vont de 7/8 mois à un an et demi environ. Je reprends donc mon "poste" au premier étage où j'étais lors de mon arrivée et je repars vers 16h30 environ et le mot d'ordre et "suivez les pleurs".
La première journée s'est relativement bien passée, je suis appelée "la stagiaire" et les nounous ont compris la raison de ma présence le matin. Certaines me disent même à demain quand je suis repartie. Une petite victoire de canard. Ce n'est pas si facile de s'apprivoiser dans ce milieu un peu particulier. Mais j'espère que dans les jours qui viennent ça se fera plus facilement.
Le soir, Ellen et Sylvain fêtent leur dernière soirée à Bamako, donc nous sortons dans un bar très branché appelé le Djembé. et ça fait très plaisir de prendre un peu contact avec le monde extérieur. Ce soir là, j'ai fait connaissance avec Céline, une toubab qui est là depuis un an environ et qui a bossé 6 mois à la pouponnière. Nous avons beaucoup discuté et cela n'en apaise pas forcément mes inquiétudes quant au traitement des enfants. Nous ne rentrons pas trop tard parce que le lendemain tout le monde (ou presque) se lève pour bosser. Le mouton semble moins là, ou alors je me suis habituée à sa présence^^.
mercredi 26 novembre : réveil matinal...il fait chaud et le mouton qui se trouve chez les voisins a bêlé toute la nuit...le sommeil fut assez agité. C'est très agréable de prendre son petit dèj à l'extérieur et je regoûte au plaisir de prendre sa douche avec un seau...Tapha accompagne donc les filles jusqu'à leur lieu de stage et pendant ce temps je pars avec Anik et Patricia faire le change et repérer un peu le quartier. à mon retour, Tapha m'emmène en moto jusqu'à la pouponnière qui se trouve dans un quartier appelé Bamako Coura, en plein centre ville. la circulation est très dense et ça bouge dans tous les sens...et le port du casque est loin d'être obligatoire. Je découvre donc mon lieu de travail, on m'amène à la secrétaire qui me dira après quelques instants d'attente que Néné, la directrice n'est pas disponible et qu'elle me recevra le lendemain.
Je repars donc prendre le Sotrama jusqu'à Lafaibougou, le quartier où je vis. Je retrouve donc la maison, sans trop de difficultés et cela me rassure beaucoup.
Un couple venu passer ses derniers jours de séjour à Bamako avant de rentrer en France sont arrivés dans la nuit et nous partons à 4, avec Xavier pour le marché qui se trouve dans le centre ville non loin de la pouponnière. J'aime beaucoup ce marché, il est extraordinaire tellement il regorge de gens, de choses à regarder, et dont la densité est semblable à celle de la braderie de Lille en plein samedi. C'est très pollué à cause de la circulation et les chemins sont parfois difficilement praticables. Nous visitons quelques boutiques de tissus, nous sommes interpellés "Toubabou, toubabou..." puis nous revenons vers la maison à la tombée de la nuit, vers...18 heures.
Ce soir là, j'étais déjà plus apaisée que la veille, j'avais trouvé mon lieu de travail, comment y aller,etc...
mardi 25 novembre : départ de Roissy à 8 heures du matin...arrivée à l'aéroport à 5 heures, la tête un peu dans le brouillard, j'ai encore du mal à réaliser ce qui m'attend.
Escalle à Agadir et arrivée à Bamako à 14h30 heure locale, température au sol : 30 degrés.
De là, j'ai été accueillie par Moustapha dit Tapha, qui accueille des touristes étrangers via une association française qui s'appelle la Case à voyages. Nous sommes 7 français à arriver par ce même avion : 3 élèves infirmières en stage pour un mois, un roots qui souhaite faire une escalle à Bamako avant d'aller s'installer au Sénégal et Anik et Patricia qui connaissent bien Tapha et qui souhaitent faire le tour de toutes les maisons gérées par la case à voyages au Mali. Nous sommes tous récupérés, les présentations sont faites et nous partons pour la maison avec un Sotrama, un mini bus vert, sans fenêtre ni portière et où il faut taper sur la carrosserie pour que le chauffeur s'arrête. Encore un peu étourdie par le voyage, je suis très émue d'être arrivée, tellement que j'en ai les larmes aux yeux. On prend connaissance des lieux. Nous vivons dans un quartier qui semble calme et la petite cour de derrière est partagée avec deux autres maisons. Le confort est très sommaire (un matelas, une moustiquaire), une petite pièce de 4 m² environ qui sert pour les toilettes et la douche. Tapha fait connaissance avec nous, et nous filons au marché le plus proche pour faire les courses du repas du soir. Ici les marchés durent toute la journée et sont parfois très sombres car les étalages sont abrités par de la tôle...attention où on met les pieds. mais j'aime beaucoup, c'est un mélange de gens, d'adeurs, de sensations uniques au marché africain. Pour nous souhaiter la bienvenue, Tapha nous prépare un plat à base de riz et de poulet...les marchands de poulet le tue juste devant nous en plein milieu du marché. Tapha qui revenait juste de Guinée est un peu pris de court avec tous ces Toubab qui arrivent d'un seul coup et le repas du soir tarde à venir et la fatigue de la courte nuit se fait vite ressentir. Premier repas au Mali, le lavage de main est de rigueur car on mange tous dans le même plat et les couverts sont une denrée rare. C'est l'estomac rempli mais le coeur un peu lourd que je me couche le premier soir dans cet environnement qui m'est encore étranger et des souvenirs du week-end très particulier que j'ai vécu juste avant de partir me reviennent.
jeudi 27 novembre : première journée à la pouponnière. je suis arrivée à 9 heures. on m'a fait monter dans les locaux pour y rencontrer Néné. C'était l'heure de la consulation donc il fallait tous les déshabiller, les poser sur un grand drap en attendant d'être pesé et d'être ausculté par un médedin. les installations sont assez sommaires et le matériel quasi-inexistant. les nounous font avec les moyens du bord. et ça peut parfois choquer de voir la façon dont les portent et manipulent les petits. mes premiers gestes sont gauches et maladroits, les nounous rhabillent trois petits pendant que moi un seul. et il faut faire attention à ne pas se salir car ils ne portent pas de couche...mais c'est le cadet de mes soucis. je reste là avec les nounous pour essayer de gérer les pleurs des petits un peu secoués par la consultation et vers midi je redescends en espèrant y croiser Néné, qui est à ce moment là en réunion...vers 13h, on arrive à se croiser et à se parler. Elle m'explique le fonctionnement de la pouponnière et m'explique que je peux venir travailler quand je veux pour aider les nounous. Soucieuse de ne pas faire n'importe quoi et arriver à n'importe quelle heure de la journée pour respecter les nounous et leur travail, je décide d'avoir des horaires fixes (8h/15h). Néné me conduit donc chez le directeur adjoint qui me fait visiter les lieux. rez-de-chaussée : les plus grands et les enfants handicapés, au premier les nourrissons et au deuxième les âges vont de 7/8 mois à un an et demi environ. Je reprends donc mon "poste" au premier étage où j'étais lors de mon arrivée et je repars vers 16h30 environ et le mot d'ordre et "suivez les pleurs".
La première journée s'est relativement bien passée, je suis appelée "la stagiaire" et les nounous ont compris la raison de ma présence le matin. Certaines me disent même à demain quand je suis repartie. Une petite victoire de canard. Ce n'est pas si facile de s'apprivoiser dans ce milieu un peu particulier. Mais j'espère que dans les jours qui viennent ça se fera plus facilement.
Le soir, Ellen et Sylvain fêtent leur dernière soirée à Bamako, donc nous sortons dans un bar très branché appelé le Djembé. et ça fait très plaisir de prendre un peu contact avec le monde extérieur. Ce soir là, j'ai fait connaissance avec Céline, une toubab qui est là depuis un an environ et qui a bossé 6 mois à la pouponnière. Nous avons beaucoup discuté et cela n'en apaise pas forcément mes inquiétudes quant au traitement des enfants. Nous ne rentrons pas trop tard parce que le lendemain tout le monde (ou presque) se lève pour bosser. Le mouton semble moins là, ou alors je me suis habituée à sa présence^^.
mercredi 26 novembre : réveil matinal...il fait chaud et le mouton qui se trouve chez les voisins a bêlé toute la nuit...le sommeil fut assez agité. C'est très agréable de prendre son petit dèj à l'extérieur et je regoûte au plaisir de prendre sa douche avec un seau...Tapha accompagne donc les filles jusqu'à leur lieu de stage et pendant ce temps je pars avec Anik et Patricia faire le change et repérer un peu le quartier. à mon retour, Tapha m'emmène en moto jusqu'à la pouponnière qui se trouve dans un quartier appelé Bamako Coura, en plein centre ville. la circulation est très dense et ça bouge dans tous les sens...et le port du casque est loin d'être obligatoire. Je découvre donc mon lieu de travail, on m'amène à la secrétaire qui me dira après quelques instants d'attente que Néné, la directrice n'est pas disponible et qu'elle me recevra le lendemain.
Je repars donc prendre le Sotrama jusqu'à Lafaibougou, le quartier où je vis. Je retrouve donc la maison, sans trop de difficultés et cela me rassure beaucoup.
Un couple venu passer ses derniers jours de séjour à Bamako avant de rentrer en France sont arrivés dans la nuit et nous partons à 4, avec Xavier pour le marché qui se trouve dans le centre ville non loin de la pouponnière. J'aime beaucoup ce marché, il est extraordinaire tellement il regorge de gens, de choses à regarder, et dont la densité est semblable à celle de la braderie de Lille en plein samedi. C'est très pollué à cause de la circulation et les chemins sont parfois difficilement praticables. Nous visitons quelques boutiques de tissus, nous sommes interpellés "Toubabou, toubabou..." puis nous revenons vers la maison à la tombée de la nuit, vers...18 heures.
Ce soir là, j'étais déjà plus apaisée que la veille, j'avais trouvé mon lieu de travail, comment y aller,etc...
mardi 25 novembre : départ de Roissy à 8 heures du matin...arrivée à l'aéroport à 5 heures, la tête un peu dans le brouillard, j'ai encore du mal à réaliser ce qui m'attend.
Escalle à Agadir et arrivée à Bamako à 14h30 heure locale, température au sol : 30 degrés.
De là, j'ai été accueillie par Moustapha dit Tapha, qui accueille des touristes étrangers via une association française qui s'appelle la Case à voyages. Nous sommes 7 français à arriver par ce même avion : 3 élèves infirmières en stage pour un mois, un roots qui souhaite faire une escalle à Bamako avant d'aller s'installer au Sénégal et Anik et Patricia qui connaissent bien Tapha et qui souhaitent faire le tour de toutes les maisons gérées par la case à voyages au Mali. Nous sommes tous récupérés, les présentations sont faites et nous partons pour la maison avec un Sotrama, un mini bus vert, sans fenêtre ni portière et où il faut taper sur la carrosserie pour que le chauffeur s'arrête. Encore un peu étourdie par le voyage, je suis très émue d'être arrivée, tellement que j'en ai les larmes aux yeux. On prend connaissance des lieux. Nous vivons dans un quartier qui semble calme et la petite cour de derrière est partagée avec deux autres maisons. Le confort est très sommaire (un matelas, une moustiquaire), une petite pièce de 4 m² environ qui sert pour les toilettes et la douche. Tapha fait connaissance avec nous, et nous filons au marché le plus proche pour faire les courses du repas du soir. Ici les marchés durent toute la journée et sont parfois très sombres car les étalages sont abrités par de la tôle...attention où on met les pieds. mais j'aime beaucoup, c'est un mélange de gens, d'adeurs, de sensations uniques au marché africain. Pour nous souhaiter la bienvenue, Tapha nous prépare un plat à base de riz et de poulet...les marchands de poulet le tue juste devant nous en plein milieu du marché. Tapha qui revenait juste de Guinée est un peu pris de court avec tous ces Toubab qui arrivent d'un seul coup et le repas du soir tarde à venir et la fatigue de la courte nuit se fait vite ressentir. Premier repas au Mali, le lavage de main est de rigueur car on mange tous dans le même plat et les couverts sont une denrée rare. C'est l'estomac rempli mais le coeur un peu lourd que je me couche le premier soir dans cet environnement qui m'est encore étranger et des souvenirs du week-end très particulier que j'ai vécu juste avant de partir me reviennent.

4 commentaires:
alors le premier commentaire sera de moi mon petit
je lis tout ceci avec beaucoup d'intérêt, garde bien tes repères, je veille sur toi... de loin, et je t'aime mon petit, ne l'oublie pas
Waouh, comme c'est chouette d'avoir de tes nouvelles de cette façon miss Lucy ! Ravie de voir que tu es bien arrivée et que tu commences à t'habituer...
Profite bien de la suite...
Plein de bisous pour t'accompagner...
Céline (et LoLo pas très loin)
C'est drôle, comme j'ai l'impression d'avoir exactement vécu ce que tu racontes ici ...
Prends du bonheur
Je t'embrasse
JP
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