Dans trois semaines, je dormirai sous une moustiquaire dans je ne sais trop quelle chambre, dans je ne sais trop quel hôtel de Bamako.
Ça paraît excitant...et ça l'est. Cela parait aussi excitant que de se trouver dans la file d'attente d'une salle de concert, que de chercher son nom sur une liste de résultats d'examens, que de passer une après-midi entre filles autour d'un verre à une terrasse ensoleillée pour se raconter les derniers potins, que de manger un merveilleux du Merveilleux, que de fêter mon anniversaire avec ma mini famille, que d'attendre devant le four patiemment la fin de la cuisson d'un fondant au chocolat,...
Mais ces derniers jours, cette excitation a abandonné sa demeure et a laissé place à la trouille.
Oui, j'ai la trouille.
Ces derniers mois, j'ai été étudiante, bénévole, serveuse...et bientôt, je serai "roots". et aussi contradictoire que cela puisse paraître "roots" signifie racines...
et je crois que j'ai la trouille de quitter mes racines.
voilà c'est dit.
mercredi 5 novembre 2008
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